Belges et Luxembourgeois ont le blues au travail
Les faibles probabilités d’évolution des collaborateurs, la durée des trajets et le manque de communication des dirigeants sur les objectifs de leur entreprise sont les principales raisons qui pourraient inciter les salariés à quitter leur emploi aux termes de leurs vacances d'été. C'est ce que met en évidence une étude de Regus. En Belgique et au Luxembourg, deux professionnels sur cinq seraient prêts à quitter leur poste, à moins qu'ils ne soient gratifiés d'une promotion.
Deux personnes sur cinq (41%) ne resteraient pas dans une entreprise qui n’a pas d’objectifs stratégiques précis. Pour 37% des répondants, l’absence d’opportunités d’évolution hiérarchique au sein de l’entreprise est également un facteur incitant à quitter son emploi. 35% des personnes interrogées, quitteraient leur entreprise s’il y avait un manque de communication avec leurs dirigeants ou si le trajet pour se rendre au bureau était trop long.
"Souvent, lorsque les travailleurs rentrent de vacances, ils décident de faire le point sur leur situation professionnelle en pesant les pour et les contre, observe Eduard Schaepman, Directeur Général de Regus Benelux. Plusieurs études indiquent que la reprise économique visible dans certaines parties du monde a incité de nombreux salariés à quitter leur emploi pour chercher de nouvelles opportunités. Les entreprises qui ne proposent pas de conditions de travail avantageuses pourraient donc assister à une fuite des cerveaux, particulièrement de leurs meilleurs éléments. Au cours de la dernière récession, le stress causé par la surcharge de travail a augmenté, les salariés devant travailler plus pour atteindre leurs objectifs professionnels, mais aussi pour assurer le remboursement de leurs prêts immobiliers. Les bonus et tous les avantages liés aux postes ont en effet souvent été réduits, voire supprimés de manière à laisser passer l'orage. Maintenant que l'économie semble redémarrer, de nombreux salariés se trouvent face à des entreprises qui leur promettent de meilleures conditions de travail et pas nécessairement de plus gros salaires."
Par ailleurs, avoir des collègues au comportement irrespectueux (pour 28% des répondants) et une surcharge de travail (27%) sont également des facteurs de stress et des raisons suffisantes pour qu’ils décident de tout quitter. Une personne sur cinq quitterait également son travail si elle ne croyait plus en la compétence de ses collègues (20%). Les autres raisons qui pourraient les conduire à renoncer à leur emploi sont: un supérieur qui s'approprie leur travail (19%) et une mésentente avec leurs collègues (14%).
L'enquête a également demandé aux salariés ce que les entreprises pourraient mettre en place pour éviter la fuite des cerveaux et la perte de leurs meilleurs éléments. Mise à part une augmentation du salaire, 36% des travailleurs belges et luxembourgeois interrogés souhaiteraient que leurs retraites augmentent, et presque un tiers d’entre eux (30%) souhaiterait que leur temps de trajet domicile-travail soit réduit au maximum.
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