Le nombre de jobistes pendant l’année augmente
Le nombre d'étudiants travaillant comme jobistes pendant l'été est resté stable à 62% par rapport à 2009, indique l'enquête 2010 relative au travail étudiant publiée par Randstad. Le nombre d’étudiants qui font un travail rémunéré en entreprise pendant l’année a par contre augmenté de 41% à 45%. La proportion d’étudiants qui travaillent au noir diminue de près de 10%.
Randstad estime que cet été, entre 360.000 et 400.000 étudiants exerceront un emploi rémunéré dans notre pays. L'année dernière, ils étaient 160.000 à s'être adressés, pour ce faire, à une agence d'intérim. Et chaque année, pendant les mois de juillet, août et septembre, plus de 30.000 d'entre eux choisissent Randstad comme intermédiaire pour trouver un boulot rémunéré. Près de 27.000 étudiants travaillent régulièrement pendant l’année scolaire via Randstad. En ce qui concerne 2009, on constate que 82% des étudiants exercent une activité: travail en entreprise pendant les vacances et pendant l’année scolaire, petits boulots (babysitting, travaux de jardinage) et bénévolat compris. Ce pourcentage global a tout de même diminué de 10% au cours des trois dernières années. Le nombre d'étudiants travaillant comme jobistes pendant l'été est resté stable à 62% par rapport à 2009. Le nombre d’étudiants qui travaillent comme bénévoles (dans un club sportif, un mouvement de jeunesse, une ONG…) est en hausse. Notre étude de 2010 recense près de 3 étudiants sur 10 qui se sont engagés comme bénévoles.
Petits travaux en baisse
Le nombre d’étudiants qui font un travail rémunéré en entreprise pendant l’année a augmenté de 41% à 45%. Le nombre d’étudiants jobistes qui font des petits boulots a baissé de 9% de 55% à 46%. Le nombre d’étudiants qui travaillent le font le plus souvent en tant qu’employé commercial, ouvrier de production, barman, commis de cuisine ou employé administratif.
Travail au noir: 1 sur 5 dans l’horeca
Le nombre d’étudiants travaillant sans contrat a baissé de près de 10%. 88 % des étudiants affirment avoir signé un contrat de travail. C’est environ le niveau que l’on avait atteint en 2006. Environ 19 % des étudiants de moins de 18 ans affirment ne pas avoir de contrat de travail. Les plus âgés sont mieux informés et sans doute plus exigeants. Dans le secteur de l’horeca, 1 étudiant sur 5 affirme travailler en noir (21%). Il s’agit d’une forte baisse car l’année passée ce pourcentage était de 44%. Les campagnes d'information qui mettent les étudiants en garde contre les conséquences du travail au noir et des abus, ont commencé à porter leurs fruits. L'effort de sensibilisation, principalement auprès des moins de 18 ans, doit se poursuivre en tout cas.
Moins de 18 ans: vêtements et GSM
Presque tous les étudiants disent que les conditions de travail stipulées dans le contrat ont été respectées. Pourtant, 17% des étudiants interrogés affirment que le nombre d’heures prestées ne correspond pas aux nombre d’heures prévues par le contrat. 14% preste plus d’heures que prévu dans le contrat et 1 sur 3 de ceux et celles qui prestent plus d’heures ne sont même pas rémunérés pour ces prestations.
En moyenne, le salaire annuel des étudiants s’élève à 1.750 euros. Plus ils sont âgés, plus ils gagnent. Les moins de 18 ans gagnent en moyenne 1.245 euros, les plus de 23 ans déclarent gagner 2.560 euros en moyenne. Même si les étudiants disent épargner et payer eux-mêmes leurs vacances, leurs schémas de dépenses montrent quelques différences entre les étudiants masculins et féminins. Ces différences sont très stéréotypées: les femmes dépensent davantage pour leurs vêtements et les hommes consacrent davantage d’argent aux accessoires informatiques. Il existe également des différences liées à l’âge. Les moins de 18 ans dépensent plus pour leur GSM et leurs vêtements. Leurs condisciples plus âgés consacrent plus d'argent à leurs vacances.


