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Les gouvernements obtiennent une meilleure représentation des femmes au top

Les gouvernements offrent plus facilement de promotions aux femmes en comparaison avec le secteur privé. C’est ce qu’indique le nouveau rapport de Deloitte intitulé Paths to power: Advancing women in government. Globalement, les femmes sont plus souvent choisies pour les postes importants dans le secteur public (chefs d’état, ministres, membres de cabinets et législateurs). La tendance est moins flagrante dans le secteur privé.

Les recherches ont montré qu’environ 10% des pays membres des Nations Unies sont dirigés par des femmes, alors qu’elles n’assurent la direction que de 3% des mille plus grosses multinationales. Les femmes occupent 20% des sièges parlementaires à l’échelle mondiale contre une présence de 13,5% au comité de direction des 500 plus importantes sociétés américaines.

"Le talent et les connaissances sont les principales ressources de notre région, déclare Hans Debruyne, responsable du secteur public chez Deloitte. La mobilisation, à tous les niveaux, de la main-d’œuvre féminine est donc cruciale. En outre, il va s’avérer indispensable de continuer à optimaliser et valoriser la contribution des collaborateurs, tant masculins que féminins. Or de nombreuses études démontrent que les compétences nécessaires à la réalisation de cet objectif sont plutôt propres aux femmes. » Les entreprises et les pouvoirs publics doivent dès lors s’appliquer à soutenir le talent féminin. Dans cette perspective, les pouvoirs publics jouent très clairement le rôle de pionniers et d’exemples à suivre."
 
L’avancement des femmes au sein du secteur public sert de modèle pour le secteur privé
Dans les pays où les femmes occupent des positions importantes au sein du gouvernement, de nombreuses questions concernant les femmes figurent au programme législatif, ce qui contribue souvent à des résultats positifs sur le plan social et économique. Par exemple, après que dix femmes ont été élues au Parlement kenyan, des lois relatives à la condition de la femme ont été promulguées, notamment en ce qui concerne la lutte contre la violence conjugale. Les recherches ont également permis d’établir que les entreprises dans lesquelles les femmes occupent des postes importants étaient plus efficaces et enregistraient de meilleurs résultats économiques que celles où la gent féminine n’est pas représentée. Les 500 plus grosses multinationales comptant au moins trois femmes au sein du conseil d’administration font état d’un rendement des capitaux propres de 16,7 % contre 11,5 % pour les autres sociétés.

Les femmes occupant des postes importants appellent d’autres femmes à occuper des postes à responsabilités
Les recherches montrent qu’alors que la présence féminine est toujours plus affirmée au sein des gouvernements, les intérêts communs se font de plus en plus présents, attirant ainsi l’attention sur les thèmes affectant la femme et ouvrant ainsi la voie à celles qui souhaitent gravir les échelons, levant ainsi des barrières culturelles et institutionnelles pourtant toujours bien ancrées.

Le changement culturel et organisationnel accélère la rétention et l’avancement des femmes
A l’heure où le monde est de plus en plus connecté, les talents se font de plus en plus mobiles. A l’exception de l’Amérique du Nord, partout dans le monde, l’on constate un exode des cerveaux et le départ des femmes qualifiées vers d’autres horizons à même de leur offrir des possibilités d’avancement professionnel. Par exemple, en Afrique uniquement, cette tendance touche 27,7% des femmes disposant d’un diplôme dans le secteur tertiaire, soit 10% de plus que leurs compatriotes masculins. Un revirement culturel est  nécessaire pour établir un environnement favorable à la femme et permettant son avancement.

La progression des femmes comporte des implications essentielles au bon fonctionnement et au développement des gouvernements, des entreprises et des nations. Le secteur privé comme le secteur public doit continuer à favoriser le développement des talents et à assurer leur promotion, notamment pour les femmes présentant un gros potentiel, afin de rester compétitif et aller de l’avant.

Dans notre pays également, les pouvoirs publics tentent de montrer le bon exemple en matière de diversité et d’égalité des chances. Ingrid Plessers, fonctionnaire en charge de l’émancipation à l’administration flamande: "Nous remarquons aujourd’hui une évolution positive de la situation. Mais la route est encore longue. A l’heure actuelle, les conseils d’administration d’entreprises cotées au Bel-20 accueillent seulement 7% de femmes en leur sein. Dans le top de l’administration flamande, on ne retrouve que 21% de femmes. Nous ne devons pas pour autant nous résigner. Les pouvoirs publics entendent bien donner l’exemple. Contrairement aux entreprises, nous travaillons ici avec des objectifs chiffrés, nous voulons, par exemple, atteindre 33% de présence féminine dans les plus hautes fonctions  de l’administration flamande d’ici 2015. Nous assurons le suivi de cet objectif via des accords de gestion de toutes les entités. Il est important de disposer d’une masse critique de 33% de femmes pour créer davantage d’impact en tant que modèle et pour changer la culture trop souvent 'masculine' au sein même des organisations. Les entreprises ne sont pas les seules à devoir relever ce défi, le secteur public n’a pas d’autre choix non plus. La participation grandissante des femmes est une nécessité économique. En effet, dans les années à venir, nous allons assurément être confrontés à une pénurie de main-d’œuvre. C’est pourquoi la découverte et l’exploitation de nouvelles sources de talent est une priorité absolue."

Tags: Femmes, Secteur public, Secteur, Deloitte

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