Le parc des voitures de société devient plus 'vert'
Quatre entreprises belges sur dix ont revu leur politique en matière de voitures de société ces dernières années, révèle l'enquête 2009 sur les voitures de société de SD Worx. Elles ont supprimé les voitures très polluantes, telles que les tout-terrains et les automatiques, de leur parc automobile. Les budgets de voitures ont été adapté en fonction des émissions en CO2 et le choix des travailleurs a été réorienté vers des voitures avec une émission inférieure en CO2. Alors que ces changements ont eu lieu en premier lieu sous la pression des mesures CO2 du gouvernement et non pour préserver l’environnement, ceci entraîne une augmentation très nette des voitures de société plus vertes.
Cette enquête annuelle a été menée au cours des mois de septembre et octobre auprès de 341 entreprises belges, qui ont été interrogées sur l’étendue et le caractère écologique de leur parc automobile. Premier constat: les entreprises belges choisissent majoritairement les voitures diesel. Le parc belge des voitures de société comprend 94% de voitures diesel, 3,4% de voitures à essence et 2,5% de voitures d’autres types, tels que le lpg ou les voitures électriques ou hybrides. Environ 70% des entreprises limitent même explicitement les possibilités de choix de leurs travailleurs aux modèles diesel. Alors que les diesel étaient auparavant principalement choisies pour le prix avantageux du carburant et pour leur plus haute valeur résiduaire sur le marché des voitures d’occasion, leur plus faible émission en CO2 commence aussi à jouer un rôle déterminant.Depuis le 1er avril 2008, la déductibilité des frais de voiture dans l’impôt des société dépend en effet de l’émission en CO2. A la suite de cette mesure prise en 2008, presque 4 entreprises sur 10 ont revu dernièrement leur politique en matière de voitures de société. Elles ont supprimé les voitures très polluantes telles que les voitures tout-terrain et les automatiques de leur parc automobile (37%). Les budgets voiture ont été adaptés en fonction de l’émission en CO2 (26%) et le choix des travailleurs a été réorienté vers des voitures avec une émission inférieure en CO2 (32%).
Les nouvelles mesures, qui entrent en vigueur au 1er janvier 2010, accélèrent ce processus. 41% des entreprises disent déjà qu’elles vont reprendre plus de voitures avec une faible émission en CO2 dans leur parc automobile. Presque 60% des entreprises stimulent activement leurs travailleurs à choisir une voiture plus écologique. En ce qui concerne l’émission en CO2 du parc belge des voitures de société, on constate clairement en 2009 un changement par rapport à 2008. Alors que l’année dernière on retrouvait surtout les diesel dans la catégorie 145 à 175 g CO2/km, le glissement s’est proportionnellement opéré en 2009 vers des catégories de voitures émettant moins de CO2 (-16,6%). Les voitures diesel émettent cependant des particules fines qui s’avèrent également nocives pour l’environnement et la santé. Un filtre à particules peut apporter la solution à ces problèmes. Seulement 20% des entreprises ont introduit de tels filtres dans le passé et 13% d’entre elles y pensent à l’avenir.
Questionnés sur l’évolution future de leur flotte, une grosse majorité des participants (72%) répondent qu’ils n’ont pas l’intention de réduire le nombre de leurs voitures de société. Une organisation sur cinq (19%) pense même agrandir son parc automobile dans le futur. Les véhicules seront à l’avenir plus petits et moins polluants car il sera tenu compte de la déductibilité fiscale variable en fonction de l’émission en CO2. Les changements dans la compositon du parc belge des voitures de société continueront donc à s’opérer. Presque la moitié des voitures belges de société (49%) émet entre 105 et 145g de CO2 par km. L’intention de l’Union européenne est de ramener l’émission moyenne en CO2 à 120 g/km en 2012. Alors que beaucoup de voitures de société sont vendues sur le marché de seconde main après la fin du contrat de leasing, cette évolution positive aura finalement également des résultats sur le marché total des voitures belges.
On s’étonne cependant de remarquer que les alternatives telles que le transport en commun, le covoiturage ou la promotion du vélo n’ont pas encore beaucoup de succès. En moyenne, plus de 80% des organisations interrogées n’ont jamais essayé de sensibiliser leurs travailleurs pour ces alternatives et qu’elles n’en n’ont pas
l’intention à l’avenir.


