Comment les entreprises ont réagi à la crise
La gestion des coûts reste de loin le premier choix stratégique des entreprises dans leur réponse à long terme à la crise économique, indique une étude de Randstad. Si la maîtrise des coûts semble plus importante que la création de valeur, cette dernière se manifeste par contre dans plusieurs stratégies, comme la diversification de la clientèle, des produits et des services, et l'intensification de la formation du personne.
Une gestion plus rigoureuse des coûts semble être la stratégie la plus courante face à la crise, montre cette étude réalisée auprès de 3.500 clients au cours du deuxième semestre 2009. Pas moins de 57% des entreprises projettent de s’y consacrer avec plus de vigueur. Dans les entreprises de plus de 100 salariés, ce pourcentage s’élève même à 77%. Aucune autre mesure n'obtient un score supérieur à 50%. Mais les entreprises qui se limitent uniquement à une gestion plus rigoureuse des coûts restent largement minoritaires. La plupart y associent des dispositions complémentaires. Ainsi, une entreprise sur trois souhaite augmenter sa flexibilité interne. Un peu plus d'une entreprise sur cinq veut investir davantage dans la formation de son personnel.
En revanche, 6% ont l'intention de diminuer leurs investissements en formation. Contrairement à la flexibilité interne, la tendance en matière de flexibilité externe reste incertaine. En ce qui concerne l'outsourcing en général, un nombre remarquablement peu élevé d'entreprises attend des changements. Elles ne sont que 6% à penser qu'elles sous-traiteront plus. Et 8% envisagent au contraire de moins sous-traiter. Par rapport à la consultance externe, il y a peu d'évolution. 5% voient une augmentation mais 10% une baisse.
Une proportion assez importante d'entreprises a l'ambition de diversifier son portefeuille de clients (29%), de même que ses produits et ses services (25%). Elles sont cependant respectivement 8 et 6% à vouloir se montrer plus sélectives en ces matières. Il faut remarquer que plus de la moitié des entreprises ne prévoient dans ce domaine aucun changement. Tout se passe comme si une partie d’entre elles étaient certaines de pouvoir poursuivre leurs activités après la crise comme elles en avaient l’habitude auparavant. Ce faisant, elles semblent sous-évaluer l'impact de la crise actuelle. Par ailleurs, une entreprise sur cinq envisage de pousser plus loin son automatisation. Les rémunérations variables ne peuvent compter que sur une sympathie limitée. A peine 5% des entreprises veulent accentuer ce système mais elles sont aussi nombreuses à désirer y mettre un terme.


